A propos de moi

Valérie Greffeuille auteure
Valérie Greffeuille auteure

Je suis née en Provence à la fin d’un été. J’ai un frère de 11 mois mon aîné, sans doute suis-je arrivée un peu trop vite après sa naissance. Mes parents étaient jeunes sans trop d’expérience de la vie de famille, mon père à du interrompre ses études pour faire vivre sa petite famille, ma mère était une jeune fille qui a voulu fuir son père en se mariant, le cas de bien des gens de cette époque. L’époque d’il y a cinquante ans.

J’ai grandi comme j’ai pu, on déménageait souvent, on était des enfants au milieu d’une vie difficile, l’argent était rare. J’ai l’impression d’avoir poussé comme un brin d’herbe au milieu d’une rue, je ne faisais pas de bruit, je passai entre les gouttes et j’attendais.

J’aimerais pouvoir dire que mon enfance fut belle et enchanteresse, mais ce n’est pas le cas. Tous mes souvenirs d’enfance sont lourds, de culpabilité, de non-reconnaissance, d’oubli et du manque cruel d’amour, à ce stade ce n’est plus un manque, c’est juste une carence dans ma vie d’enfant.

C’est pendant mon adolescente que j’ai commencé à écrire. Avec la montagne du Luberon posé derrière la maison c’était mon autre refuge à mon mal-être profond. J’ai, durant des années, noirci des cahiers de textes sombres.

À dix-neuf ans, j’ai quitté la maison pour voler de mes propres ailes, c’était nécessaire et urgent. Je croyais que ce serait facile. Mais j’ai emporté avec moi mes lourdes valises pleines de noirceur, de problèmes et cette culpabilité qui me collait à la peau.

J’ai traversé comme j’ai pu ma nouvelle vie et j’ai rencontré des obstacles, encore, plus nombreux, plus grands, plus lourds.

La vie est une longue route parsemée de chemins qui lorsqu’on les emprunte nous font avancer même si ces chemins sont tortueux, ils nous feront comprendre au final pourquoi nous les avons emprunté un jour.

Je suis allée chercher au bout du monde ce que j’avais sous les yeux, un peu comme l’alchimiste. Je suis revenue dans ma Provence profonde au pied du Luberon après être partie vers le Sud de la France puis aux Antilles où j’ai passée une dizaine de mes années. Juste le temps de construire une vie à deux puis à trois, puis à quatre. Je suis rentrée seule avec mes deux enfants. J’ai encore vécu des moments difficiles, ma séparation avec le père de mes enfants et mon jeune fils porteur de handicap.

Et puis j’ai repris un certain goût pour la vie avec mes enfants autour de moi, plein d’amour. Je me suis remariée, une autre fille est née, merveilleuse perle de la dernière chance d’avoir encore un enfant.

C’est à cette période que j’ai vraiment commencé à écrire « pour de vrai » j’ai passé un été boulimique d’écriture, je ne faisais que ça. Dès que ma dernière dormait sous la moustiquaire près de moi, notre labrador veillant sur elle, je plongeais mes mains sur le clavier de mon portable et j’écrivais au kilomètre jusqu’aux premiers sons du réveil de l’enfant. Je me suis rendu compte que tant que les mots n’étaient pas inscris, je ne les oubliais pas, c’était magique.

Mon premier roman « Une Deuxième Chance » est né cet été-là. J’avais commencé à écrire mes mémoires, lourdes, mais combien réparatrices à poser noir sur blanc… Je les reprendrais plus tard. Aujourd’hui, j’ai d’autres priorités, celles de raconter des histoires, de rêver et de faire rêver.

Je continue ma vie dans ma Provence profonde entourée de mes enfants jamais trop loin, je suis une perfectionniste du bonheur et je distribue l’amour autour de moi, je donne de ma présence à qui la veut, mes amis, mes enfants et mes voisins sont tous des êtres chers. J’aime les relations justes et sincères, les petits plaisirs du quotidien, les sourires pour le plaisir d’en donner.

La vie est belle.

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